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Compte-rendu du cours médecine d'altitude et d'expédition 2018 par Maya Chollet

Le dernier cours s'est déroulé en juillet 2018, retrouvez le compte-rendu du cour rédigé par Maya Chollet.

 

Un médecin est-il compatible à la pratique de la montagne ?

Disclaimer: Cet article n’est basé sur aucune étude scientifique, il n’a fait l’objet d’absolument aucun peer review, il n’a été publié dans aucune revue scientifique sérieuse sauf celle que vous lisez en ce moment, il ne contient aucune citation intelligente, sauf celles des participants au cours. 

Issue of the study: un médecin est-il vraiment compatible à la pratique de la montagne ?

Premises : non, en raison 1. d’un trop gros cerveau par rapport à la masse musculaire nécessaire en alpinisme, 2. de l’absence totale d’esprit d’aventure, 3. de la non-adaptation aux milieux non-aseptisés. Premisessummary : médecin+montagne= incompatible

Search methodes: observations très subjectives lors du cours du GRIMM (Groupe d'Intervention Médicale en Montagne) sur la médecine d’expédition du 5 au 8 juillet 2018.

Data collection and analysis: données récoltées sur le terrain entre Le Châble et le pied du Grand Combin, analyses très pointues de quelques secondes à une minute selon les situations

Source: le glacier de Corbassière dans le massif du Grand Combin

Main results and authors' conclusions : lisez l’article pour savoir

Main article

Je ne sais pas vous mais moi quand on me dit « médecin », je vois un type en blouse blanche, bien loin de la Gore Tex, pas sûre d’ailleurs qu’il sache ce que c’est, il porte non pas un masque de ski, mais des petites lunettes de vue et une paire de Crocs bien plus confortables que des chaussures de marche ou une paire de crampons. Les médecins, je les imagine toujours un peu mous, pas très musclés ni très sportifs, ni très bronzés d’ailleurs, plutôt blanchâtres pour mieux se fondre dans leur milieu. Un médecin normal pour moi, ça ne grimpe pas, ça ne marche pas, sauf à plat dans les couloirs d’un vaste hôpital, ou éventuellement d’un lit à l’autre, courbé sur je ne sais quel rapport, son unique topo guide. Autour de son cou, un stéthoscope à la place d’une paire de jumelles, dans la poche un bistouri à la place du couteau suisse.

Alors quand le Dr. Pierre Métrailler, Président du Groupe d'Intervention Médicale en Montagne, GRIMM pour les intimes, m’a proposé de participer à leur cours sur la médecine d’expédition, j’étais vraiment perplexe. Pas quant à la qualité des enseignements théoriques, mais un médecin….en expédition ?!? ces pauvres petites créatures hospitalières que l’on allait extraire de leurs blocs pour les plonger dans un milieu hostile, si éloigné de celui dont ils ont l’aseptisée habitude. Ça promettait… une expérience intéressante… d’un point de vue scientifique évidemment. Quoique voir un ou deux participants emmêlés dans des cordes, je ne disais pas non ! J’ai fait mon sac pour quatre jours, et départ pour le Val de Bagnes. Pour ménager ces pauvres médecins, le cours devait commencer en douceur par quelque chose dont ils ont une très grande pratique: des heures de théorie, assis sur des chaises sans bouger, bien au chaud dans une salle du Châble (VS) entourés de jolis petits sommets. Jusque-là, excellente gestion des risques par les organisateurs.

Quand je suis arrivée, les 14 participants suaient déjà sur leurs prises de notes, ce qui était idéal pour mener mes premières observations. Tous venaient du milieu médical, soit médecins, étudiants en médecine et un ou deux ambulanciers. Tous assez jeunes, et plutôt en forme étonnamment. Bon eux n’ont pas encore été blanchis par 15 ans de bloc à 70 heures par semaine.

Le premier orateur était le Dr. Jacques Richon. Et pour moi, premier écart par rapport au postulat de base de mon étude, un médecin guide de montagne qui a appris à opérer au fin fond de l’Antarctique avec son cuisinier pour assistant et des instruments faits maison avec ce qu’il trouvait sur place. Cela voudrait-il donc dire…. que les médecins sont aussi aptes à survivre en milieu montagneux et neigeux. Bon un cas qui guérit ne signifie pas pour autant que le médicament fait effet, c’est bien cela ? Attendons de voir comment se débrouilleraient les autres participants avant de conclure à une éventuelle compatibilité entre être médecin et être alpiniste. Je classais provisoirement Jacques Richon dans les cas hybrides, « non représentatifs de la moyenne ».

Pendant qu’il expliquait mille choses dans un jargon médical énigmatique (voir résumé du cours ci-contre), le responsable du cours, le Dr. Niels Holthof est venu me saluer. A la fois médecin et sauveteur à Air-Glaciers, c’est une autre exception du type de Richon, puisqu’il sait grimper, lire une carte (je ne parle pas du menu de la cafétéria de l’hôpital de l’Ile) et faire des nœuds.

Heureusement pour gérer, la bande de jeunes blouses blanches, Niels a eu la bonne idée de faire venir un guide de montagne, un vrai, qui se distingue du groupe de ce cours du GRIMM 2018 par les caractéristiques suivantes : parle en monosyllabes, n’écoute pas les cours théoriques, bronzé et trapu, porte le sac le plus lourd, connait tous les gardiens des cabanes où nous allions dormir, donc peut redemander trois fois de la soupe, n’a pas touché un stylo des quatre jours, agit plus vite qu’il ne réfléchit. Christophe Berclaz, tu ne m’en voudras pas pour ce résumé très concis (et réaliste !).

Pendant que j’écoutais le cours d’une oreille et observais l’assemblée d’un œil, Jacques Richon enchaînait sur les hypothermies et les gelures. Il devait faire 40 degrés dans la pièce. Bel effort. Puis il a cédé sa place à la Dresse Barbara Weith, et les choses ont pris une tournure plus probable puisqu’elle a parlé des coups de chaleur et des brûlures. C’est à ce moment que j’ai filé en douce. Je ne suis pas médecin mais journaliste, je n’ai pas leur entrainement pour rester assise à écouter des formules alors que les sommets vous narguent en arrière-plan et que le soleil dont on parle brille dehors.

Niels Holthof, et moi nous sommes donc échappés avec le bon prétexte de monter le matériel de cours à notre premier « hôtel » du jour, la cabane Brunet. On a tenté de placer un bimer et l’écran entre les tables en bois. Pour les participants la théorie se poursuivrait après la soupe du soir. Bonne idée : il ne fallait pas les brusquer et les faire partir directement crampons aux pieds, sinon on risquait d’avoir de vrais blessés.

En les attendant, on est sorti prendre l’air. Le Petit Combin devant, le Grand à gauche, que demander de plus ?

Vers 18h30, soit avec une heure et demi de retard à peine, la bande des blouses blanches a débarqué, sacs au dos. Ils sont montés en voiture, je vous rassure tout de suite. A y regarder de près, ils avaient l’air quand même bien équipés ct’équipe... Piolets aux sacs, chaussures de haute montagne, poulies, Micro Traxion (oui ça s’écrit comme ça), pantalons lights, casques et cordes. J’étais impressionnée.

Avant même la soupe du soir, la courageuse équipe a dégusté une heure de théorie de plus en entrée, servie par le Dr. Matthieu De Riedmatten, un autre hybride habitué aux terrains instables hors-hôpitaux, puisque spécialisé dans la médecine d’altitude, et médecin-sauveteur à Air Glaciers (en plus du reste). Là, il y a eu un peu plus d’action. Il parlait des œdèmes et montrait aux participants des trucs obscurs sur l’écran d’une espèce de petit appareil à ultrason portable…tout en regardant le match sur l’autre petit écran de son autre portable, parce qu’en plein mondial…. Bref, il ne faut pas perdre de vue les choses essentielles quand même.

Le tout se faisait dehors, avec des cobayes couchés sur les tables en bois devant la cabane Brunet, c’est bien plus cool qu’une table d’op, vous êtes d’accord ? Vers 19h30, enfin la soupe et le ragout. J’ai fait connaissance avec une partie de la bande. Le plus frappant c’est qu’ils venaient du milieu hospitalier certes, mais de partout ! Berne, Genève, Paris, Belgique, Angleterre et même Australie. Oui je sais, des Belges…dans un cours sur la médecine de montagne en expé…. et des médecins en plus ! Vous comprenez mes quelques doutes, ou bien ?

La soirée s’est terminée par un dessert au goût de Diamox, toujours servi par Matthieu De Riedmatten : le mal aigu des montagnes et autres choses étranges qui peuvent arriver en altitude. Stoïque, le groupe a tout avalé pendant que la pleine lune se levait derrière le Grand Combin. L’heure de déplier son sac de couchage est arrivée. Ils ont tous été très efficaces. Certains ont commencé à ébranler mes convictions sur les médecins pas adaptés à la montagne : ils ont dormi devant la cabane à la belle étoile, pour tester le matériel de bivouac!

Réveil à 6h30 et déjeuné à 7h le lendemain. Personne n’avait l’air perturbé de ne pas avoir pu prendre de douche et passer ses mains au Stérilium. (Je ne parle pas du guide pour qui c’est normal). Nouvelles séances de théorie matinales. Physiologie et consultation en altitude, le reste je ne sais plus, puis une pause bien méritée. La suite par contre, je m’en souviens très bien! Un dentiste, le Dr. Nicolas Rey s’est extrait exprès de la plaine pour venir donner son cours devant la cabane. Il est arrivé avec de kits d’urgence pour la réparation des dents et on a joué à recoller des canines et des molaires avec des mini tubes de colle, des mini pensements sur de beaux dentiers en plastique parce que bizarrement, personne ne s’est porté volontaire pour être le cobaye. Ben voilà du pratique ! Je les revois ces apprentis médecins d’expédition, en train de mélanger leurs petites poudres blanches, comme s’ils se faisaient des rails de coke avec l’habilité de ceux qui auraient fait cela toute leur vie.

Vers 10h, le second responsable du cours, Pierre Métrailler, nous a rejoint, retenu par son travail, il a manqué toute la théorie du premier jour. Dans la catégorie des hybrides, c’est peut-être le pire, il cumule les casquettes comme les sommets : médecin, Président du GRIMM et surtout… guide de montagne. Aussi un cas à part, qui lit les cartes aussi bien que les radiographies, qui sait faire des nœuds aussi bien que des points de suture et placer des vis dans la glace comme dans les os des gens (ou presque). Bref, Pierre, respect.

Après les exercices sur les dentiers, on a exercé nos vraies dents sur le dîner cette fois. Pendant que les responsables du cours au grand complet, Niels, Pierre, Christophe, et moi prenions le menu proposé par le gardien, les participants ont sorti des pique-niques et même entamé leurs réserves de sachets lyophilisés. Mon étonnement allait en grandissant, et mon respect aussi parce que les lyoph…. C’est vraiment pas bon !

Puis toute la petite équipe a fait son sac (15 kilos au moins), mais personne n’a flanché. Ils ont été rapides et efficaces : à 13h30, nous étions loin, en route pour la cabane FXB de Panossière, où nous passerions la nuit (et les prochaines heures de théorie pour dormir encore mieux). Ils se sont partagé le matos de bivouac, tentes, cordes, pelles à neige et piolets …ils ont même embarqué une pharmacie de 5 kilos, des Samsplints, et un caisson hyperbare ! Incorrigibles ces médecins. Nous avions fait environ 500 mètres à plat quand nous nous sommes déjà arrêtés : exercice pratique (je résume): comment faire une attelle si on se pète la jambe dans la montagne et qu’on a à disposition uniquement des cordes et des bâtons. Le groupe a été très mais alors vraiment très créatif ! Certains ont fait des nœuds dignes de guides de haute montagne, d’autres des attelles encore plus fonctionnelles que celles des orthopédistes ! Décidemment, plus les heures défilaient, plus cette bande de blouses blanches en chaussures de marche ne me paraissait pas si incompétente que ça.

L’exercice a duré plus d’une heure, puis la caravane est repartie. Et là, quand je les ai vu tous, sous le soleil tapant, sans broncher, avec le sourire, capables de marcher avec habileté dans les pierriers tout en parlant œdèmes et MAM en même temps… je me suis faite tout petite.

La cabane de Panossière nous attendait, perchée à 2600 mètres, surplombant le glacier du même nom, au pied du Grand-Combin. J’ai à peine eu le temps de faire quelques photos que tous avaient déjà déballé leurs sacs de couchage, certains avaient pris une douche glaciale en plein air à côté de la cabane tous étaient déjà prêts à prendre les notes du suivant. Hey doucement l’équipe, d’abord le souper ! Le temps de mettre le mini-bimer et l’ordi en place pour projeter les Power Point sur le mur à 2640 mètres d’altitude, le tout monté à dos d’homme. Toute cette sueur pour la science et la connaissance, c’est beau quand même. A quand une opération d’un patient couché sur une table de la cabane via Whatsapp?

Une fois la soupe et les pâtes finies, dans un coin du réfectoire redécoré en amphithéâtre (sans l’odeur de moisi), Pierre Métrailler a pu donner son cours. Je suivais en regardant par la fenêtre. Le ciel devenait rouge feu. J’ai craqué et suis sortie: le cours passerait après le spectacle extérieur ce soir. Notre guide avait lui-aussi abdiqué depuis longtemps, attablé plus loin avec le gardien. Il faisait frais dehors, le glacier est devenu rosé et le Grand-Combin tout jaune. Quand les premières étoiles apparaissaient, Pierre en était à la conclusion. 10 minutes après, tout le monde ou presque était au dortoir. Au programme du lendemain : en route pour le glacier et deux jours de bivouac et de sachets lyophilisés !

De surprise en surprise, j’ai vu tout le monde à l’heure pour le déjeuner (alors que chez le médecin, on peut toujours ajouter un minimum de 20 minutes de retard à notre heure de rendez-vous, faut qu’on m’explique !) Avant le départ, exercices pratiques. Pierre Métrailler a sorti des cartes au 1 : 25'000 et les participants ont dû se repérer. Bonne nouvelle, vous pouvez larguer ces blouses-blanches là en expé, ils sauront où ils sont. Ensuite, ils ont dû décider la route qu’ils prendraient pour cheminer sur le glacier et estimer des temps de marche et les dangers. Comme ça en expédition, si le guide est HS, c’est le médecin qui prend le relai. Par contre si le médecin est HS, euuu comment dire…. moi je n’aurais pas très envie de me faire opérer par le guide. Je voyais déjà l’anesthésie au coup de piolet, le piton-aiguille et le sanglage du patient qui bouge trop…

Tout le monde n’était pas d’accord sur l’endroit du bivouac du soir mais au moins personne ne nous envoyait au milieu des séracs ou sous des zones de chutes de pierre. Au final, les deux prochaines nuits, nous les passerions à l’abri du vent et sur le bord droit du glacier de Corbassière quand on regarde le Grand-Combin.

Deuxième étape avant le départ : le contrôle de la pharmacie d’expédition. Pour ceux qui s’imaginent la petite pharmacie de poche, je vous arrête tout de suite, 5 kilos de matos, des médics aux noms incompréhensibles et plein de bandages, le tout rangé dans deux caisses. Et ben les médecins, s’ils portent tout ça, ils peuvent bien être en forme. Et si c’était cela le secret ? Porter des pharmacies de malades pour se faire une condition physique ? Hypothèse à creuser !

Sur l’épisode pharmacie, ces bronzés qui font de l’alpi étaient dans leur élément. Le passage en revue des deux caisses a été bouclé en un temps record. Et si jamais, on peut louer ces boîtes au GRIMM, pas besoin de tout acheter à chaque fois qu’on monte au Salève ou au Moléson.

On a tout repaqueté, le matos d’alpinisme et le matos de médecine, caisson hyperbare compris ! Les participants ont enfilé leurs baudriers et tout sans même qu’on leur demande. On a quitté la cabane FXB de Panossière vers 9h. Pour commencer, il fallait descendre la moraine, puis nous devions traverser le glacier, monter le camp sur la zone déterminée avant sur les cartes et ensuite, Niels, Pierre et Christophe donneraient des ateliers pratiques entre technique de corde et pompage de caisson.

A ce stade de l’étude, nous constatons déjà que l’équipe des blouses blanches du cours s’écartait de la norme puisque tous savent 1. mettre un pied devant l’autre avec un sac lourd, 2. lire une carte et de 3. faire des nœuds de huit. Donc que je m’étais en partie plantée sur mon postulat de départ mais ça, une étude se garde toujours de le dire trop fort.

Christophe a mis quatre participants à terre, encordés en ligne et tout le monde est descendu sans broncher grâce à ce rappel-humain. La scène avait quelque chose de comique. Puis on a atteint le glacier, et il a fallu cramponner et s’encorder par trois. Là mon postulat a volé en éclats quand les participants commencés à faire des nœuds de guide et des réserves de corde à la vitesse de l’éclair. Non seulement adaptés à la pratique de l’alpinisme mais ultra-compétents ces médecins-là ! Si c’est ça qu’on apprend dans les hôpitaux, c’est sûr je me reconvertis ! Ils s’entrainent peut-être avec des canules ? Et s’encordent pour passer d’un étage à l’autre ? Et quand ils enfilent leurs casaques, je pense qu’ils s’imaginent mettre des baudriers… et s’ils aiment le lyophilisé, c’est sûrement parce qu’ils se sont entrainés… avec les plateaux repas de leurs patients

Nous avons commencé notre traversée. Le glacier faisait comme des vagues, on pataugeait tous, il faisait en tout cas 30 degrés et cela nous a pris 2h pour arriver au plateau où nous avions prévu de monter le bivouac. Avant toute chose, pique-niques et crème solaire ! Certains ont sorti le réchaud à gaz, fait fondre de la neige et cuit des pâtes comme s’ils mangeaient tous les jours à 3000 mètres sur un glacier. Les guides ont déterminé l’essentiel : le coin WC de notre camp de base, parce qu’on n’est pas à l’Everest ici, un minimum de discipline et d’organisation !

Ensuite, on a passé directement aux exercices de terrain (non, pas le test des WC). Il y avait trois postes : corde et nœuds, mouflage, caisson hyperbare (pas qu’on ait porté ce truc là pour rien !). Je me suis greffée à un groupe et j’ai suivi ces incroyables médecins ou futurs médecins finalement aussi habiles et compétents en montagne qu’en consultation et bien plus en forme que ceux qui passent des heures dans les salles de fitness.

L’exercice s’est conclu par une belle photo de groupe, en veillant bien à ne laisser personne dans le caisson. Puis tout le monde a commencé à aplatir le terrain à grands coups de pelle à neige et à monter les tentes. Quant à moi, je ne restais pas, je redescendais à Panossière, retenue par des obligations le lendemain. De toute façon, l’étude « médecins+montagne= incompatible » était terminée, une plantée sur toute la ligne.

J’ai partagé le repas du soir avec Christophe, Niels et Pierre. Et quand ce dernier a sorti de son sac un paquet de fondue, un micro poivrier et une micro salière…. c’était le sommet !

Incroyable ce groupe de passionnés équipés pour toutes les situations, de la haute couture à la haute cuisine, de l’hôpital au bivouac, et qui se fondent dans ces montagnes aussi bien que notre Gerber sur le réchaud, bientôt prête d’ailleurs à être dégustée.

Demain, ils se lèveraient aux aurores, pour aller faire une petite ascension, avant de reprendre docilement les exercices. Aucun doute, tous arriveraient en haut.

Maintenant si vous les voyez dans les montagnes avec leur vestes GRIMM, une pharmacie de compétition, un calme olympien et un regard passionné, vous saurez que ce ne sont ni des yétis ni des dahus, mais des médecins-alpinistes, eux, ils existent vraiment.

 

Un compte rendu du cours d'altitude 2016 a été publié dans le Forum Alpinum de la SSMM cet été.

Un reportage vidéo est disponible ci-dessous!

 

Merci à Nicola Gelshorn pour le montage de ce film!

 

JoomSpirit